Actifs et retraités, environ 10.000 cheminots ont récemment battu le pavé à Paris. Ils sont mécontents de leur régime de retraite. Une autre manifestation est prévue dans les jours à venir pour défendre leur retraite et leur pouvoir d’achat. Les fédérations CGT, UNSA, SUD, CFDT et de la Fédération générale des retraités des chemins de fer sont derrière ce mouvement de grogne.
Leur première revendication est le paiement «au trimestre à échoir ». S’y ajoutent également leurs demandes de relèvement des pensions. Ils ne comptent pas baisser les bras face à l’obstination du gouvernement. Ce même gouvernement qui leur a imposé à la hâte un accord sur le dépassement d’honoraires.
Comment ? Quatre syndicats de médecins (SML, Le Bloc, FMF et CSMF) ont cédé aux pressions du gouvernement. Ils ont ainsi signé récemment un relevé de conclusions avec l’assurance maladie sur l’encadrement des dépassements d’honoraires. «Alors que l’échec semblait consommé en milieu de journée, les pourparlers ont repris dans l’après-midi, sans les complémentaires de santé », précise les syndicalistes.
Et d’ajouter que les discussions achoppaient sur la définition d’un seuil servant à définir un dépassement excessif, fixé à 150 % du tarif Sécu par l’assurance maladie ». Et pourtant, le dernier texte stipule que ce seuil n’est plus qu’un « repère », à la disposition des instances qui prononceront des sanctions contre les toubibs en cas d’abus ».
Ce qui a provoqué la colère des cheminots, premiers intéressés de cette réglementation. D’où, le mouvement de la grogne qui se poursuit. Certes, les débats sur la question se poursuivent entre syndicats et gouvernement.

